Tribunes JDD (Journal du Diois) et autres
Pour une « démocratie municipale conviviale » (JDD 2/01/26)
Chères Dioises, chers Diois,
Bien que non candidat, je suis en campagne pour que les diois(e)s aient envie de se réconcilier après ces années de confrontation stérile voire nuisible. Et vous, qu’en pensez-vous ? Dans ce monde de plus en plus perturbé, alors que nous avons la chance de vivre dans un cadre agréable à dimension humaine, allons-nous continuer à nous chamailler ?
Il y a déjà dans cette campagne quelque chose d’intéressant. C’est le choix. Partisan ou non partisan ?
Une offre clairement de gauche ? Je comprends cette option. Mais l’expérience de la mandature actuelle a divisé les diois. J’ai du mal à imaginer que l’on puisse vouloir « une ville apaisée et vivante » et une « dignité pour tous », en excluant politiquement la « moitié » des diois(e)s qui ne se reconnaissent pas dans la gauche. Bien que tous mes engagements soient à gauche ! Mais pas n’importe laquelle… et dans le respect de la pluralité de sensibilités politiques.
Il faut donc choisir : partisan ou non partisan ? Pour espérer un « vivre ensemble » vrai.
Pas simple ! Pas simple car renverser la vapeur sera très difficile. Pour le dire avec des « grands mots », il nous faut restaurer une démocratie locale authentique… Quel que soit le gagnant.
Pour une « démocratie municipale conviviale »
Mon engagement non partisan c’est de susciter la réflexion et le sursaut jusqu’aux scrutins de mars.
Sauf à être inconscients des divisions et des rancœurs entre diois(e)s, nous devrions être toutes et tous d’accord pour la réconciliation que j’appelle de mes vœux. Belle aventure pour qui se donnera la peine de sortir des oppositions habituelles. La peine ? Oui ! Car c’est très difficile. Il faut mettre enfin les pouces. Toutes et tous.
De nouveaux modes de fonctionnement démocratiques sont possibles. Pour que chacune et chacun existe et soit reconnu.
Quels engagements face à l’incertitude électorale ?
Face à l’incertitude du scrutin, le moment est propice aux engagements plus qu’aux promesses… surtout avec des finances dégradées.
Certes, avec mon équipe, nous avons émis le souhait d’une liste unique avec un poste de maire tournant. Mais ne rêvons pas.
Alors projetons-nous sur l’immédiat après élection… avec un « gagnant » et un « perdant ». Pour ne pas continuer comme avant, nous avons rédigé une charte pour une « démocratie municipale conviviale ». Nous allons interpeler toutes les listes et nous verrons.
Le moment est donc venu de vous présenter cette charte et nos propositions pour une « démocratie vraie », avec des méthodes bonnes pour (presque) toutes et tous. Retrouvons-nous lundi 12 janvier 18 heures salle Séverine Beaumier
Jean-Louis Virat
https://www.sursautpourdie.fr/
Communiqué de Jean-Louis Virat (JDD 19/12/2025)
Le Conseil Municipal du 17 décembre est appelé à voter « en dernière minutes » sur de nombreuses mesures importantes qui vont contraindre la nouvelle équipe en mars prochain.
Devant cette tentative de passage en force, voici le message que j’ai adressé en vue du prochain Conseil Municipal aux représentants des trois listes aux élections municipales, dont deux élus :
Bonjour à tous les quatre.
Je m'adresse à vous tant en votre qualité d'élus qu'en votre qualité de candidats. Je le fais car si l'on veut que le climat entre Diois s'améliore et c'est vital, il va falloir retrouver une authentique démocratie apaisée. Vous le savez, c'est la raison d'être de mon engagement "sursaut pour Die". J'y reviendrai prochainement.
Or, bien au-delà de mes craintes, le prochain Conseil Municipal va prendre un grand nombre de décisions "à l'arrachée", au "forcing", in extremis, décisions contraignantes pour la prochaine équipe, et lourdes de conséquences dont les Diois ne veulent peut-être pas. En particulier, au moment où il semble très probable que la situation financière de Die soit plus mauvaise que ce que j'ai conclu en septembre, nous avons là les ingrédients d'un potentiel explosif. Est-ce bien ce que vous acceptez ou voulez ?
Pour ma part je veux vous dire que je considère cette initiative de dernière minute comme immorale et antidémocratique. Qu'est-ce que c'est cette façon de forcer la main aux Diois et à la prochaine équipe ? Attendons mars pour que les Diois se prononcent à la lumière de vos propositions respectives.
Je veux aussi vous faire part de mon interrogation, ma suspicion, même. Pourquoi un tel entêtement ? D'ampleur de surcroit ? Où est l'urgence ? N'est-ce pas de la maltraitance à votre égard en particulier ?
Je vous suggère donc de "mettre les pouces" dans la compétition entre vous afin de rechercher (forcément d'urgence) comment, chacun à votre manière, ramener l'équipe municipale à la sagesse afin de laisser le soin à la nouvelle équipe, l'une des vôtres a priori, de replacer ces sujets dans votre plan d'action une fois élus.
A suivre de très près par conséquent.
Jean-Louis Virat
https://www.sursautpourdie.fr/
Parlons-en le lundi 12 janvier à 18 heures salle Séverine Beaumier.
Réponse à la lettre ouverte de Michèle Geoffroy (JDD14/11/25) et (MCD 19/11/25)
Chère Michèle,
En refusant d’entendre ce que pensent et ressentent de nombreux Diois, en vous dérobant au débat démocratique, en politisant donc en clivant, en m’accusant comme tu le fais avec nos « amis de gauche », vous me reprochez de tenir un double langage : celui du rassemblement et celui de la division. Je ne me laisserai pas entrainer dans cette inversion des responsabilités, dans cette dérobade, puisqu’il suffit de pratiquer ce dialogue authentique que j’appelle de mes vœux mais que vous refusez obstinément. Restez sur cette défensive et je pronostique par conséquent une dégradation dont vous porterez la responsabilité. Sache que j’en suis profondément affecté tant je suis un incorrigible idéaliste qui rêve que la « réconciliation » et la « démocratie locale conviviale » pour tous soit un jour possible.
Ainsi tu « veux comprendre ». Alors je te réponds.
Comme moi, tu n’es pas candidate. Mais toi tu soutiens manifestement une liste en constitution. Tu pourrais dire laquelle, car de toute évidence cette liste est l’héritière de la majorité municipale actuelle puisque tu prends fait et cause pour l’équipe municipale actuelle. Tout bêtement.
Alors que moi, bien que de gauche comme toi, je ne soutiens aucune liste, je soutiens l’intérêt des dioises et des diois si clivés ces dernières années. Je prétends donc à une objectivité que tu n’as pas.
Me voilà bien embarrassé. Car je ne peux pas rester sans réagir à ta « lettre ouverte ». Or pour réagir il me faut donner mon avis de citoyen, à partir de mes constats, belle occasion alors d’être accusé de dénigrement là où je ne souhaite que la franchise, donc sans concession… belle occasion, en plus d’être taxé de diviseur, pour ne pas vous interroger !
Et au risque de te heurter, ce que j’aurais aimé éviter, puisque tu parles de « double langage », c’est cette façon, chez la plupart de nos amis de gauche d’utiliser les grands mots : démocratie, bienveillance, fraternité, ouverture, coopération, humanisme… et de faire le contraire avec une certaine inhumanité dès que ça dérange.
Concernant l’hôpital, je ne vais pas me répéter (voir ma tribune du 23/2/24, « les Dois veulent savoir » où je disais que, bien qu’ayant un avis personnel défavorable à la solution Chanqueyras, j’étais prêt à changer d’avis si, à la faveur d’un débat public loyal, il y avait de « bonnes raisons » de préférer Chanqueyras. Ce débat n’a jamais eu lieu). Tu me dis que les choses ne dépendent pas que de la mairie. Je t’invite à relire ma tribune du 29/8/25 : « bien entendu tout n’est pas la faute de la mairie, loin de là même ». N’est-ce pas plutôt une façon de tirer sur la mairie à boulets en mousse et non à « boulets rouges » comme tu me le reproche ? Démocratique, non ?
Pourquoi dire « il oublie qu’une municipalité n’a pas les pleins pouvoirs, qu’il y a de nombreuses contraintes administratives… » ? Veux-tu dire que j’aurais ce niveau d’inconscience ou d’incompétence ou cherches-tu à dissimuler la part de responsabilité de l’équipe en place ? Ai-je le droit de poser la question ?
Soit dit en passant, car tu ne l’évoques pas dans ta lettre ouverte, que dis-tu de ce qui ressemble à un « forcing » de fin de mandat (révision PLU Chanqueyras…) pour l’imposer à la majorité nouvelle et à une majorité de Diois qui n’en voudraient pas ? Est-ce bien moral ? Est-ce vraiment démocratique ?
Et mon rapport détaillé sur les finances de Die téléchargeable sur https://www.sursautpourdie.fr/, l’as-tu lu ? Vas-tu comme certain de nos amis de gauche me dire que l’on fait ce que l’on veut avec les chiffres ? Que s’il ne reste plus grand chose dans la caisse c’est qu’on les a dépensés et que c’est une bonne chose ? J’avoue être désarmé. Incompétence, mauvaise foi ? Non. Aveuglement ? Probable. Mais est-ce bien raisonnable de laisser le volant à des non-voyants ?
OUI, j’affirme que « la moitié de la ville a été maltraitée par l’actuelle équipe municipale ». Certes c’est approximatif mais peut-être que c’est plus. Je te suggère d’être à l’écoute des nombreuses personnes qui souffrent si tu les fréquentes.
Tu écris « pourquoi n’a-t-il pas proposé en tant qu’expert-comptable et citoyen proactif, sa contribution pendant le mandat en cours, plutôt que de déplorer de façon vindicative ? ». Alors là tu y vas fort.
Tu imagines comment j’aurais été accueilli ?
Sais-tu que pour faire une analyse financière il faut le recul des années pour ne pouvoir livrer une vision réaliste qu’en juillet/aout 2025 ?
Qu’y a-t-il de « vindicatif » dans ma façon de faire ? De compiler les chiffres principaux pour conclure que les finances de la ville sont sur la mauvaise pente ? De dire la vérité ?
Dois-je te rappeler que j’ai proposé publiquement le 5/11/25 à Jean-Pierre Bertrand un débat public contradictoire et que si je m’étais trompé j’étais d’accord pour le reconnaitre publiquement ? Débat qu’il m’a publiquement refusé.
J’insiste. Je proposerais bien à Jean-Pierre Bertrand de confier à un expert-comptable choisi contradictoirement de se prononcer sur mes conclusions. Saurais-tu soutenir cette proposition ? Sachant que si j’ai tort je paierai la prestation. N’est-ce pas honnête, sérieux et responsable de ma part ?
Est-ce bien objectif et respectueux, est-ce bien humain, de m’accuser comme vous le faites, toi et nos « amis de gauche » ?
Bref, je le déplore, nous ne pouvons pas nous comprendre. Car pour ma part je ne comprends pas qu’à la moindre critique nous nous heurtons au « syndrome de la victime », au « procès d’intention » et au refus du débat loyal.
Je t’invite à relire tous mes écrits. Certes j’ai fait des constats qui dérangent, des constats dont il eut été bon de débattre loyalement… Mais cela tes amis me le refusent. J’en veux pour preuve que lors de la réunion du 5 novembre manifestement organisée en réponse à mon rapport sur la situation financière de Die, je me suis heurté à un refus de parole et à des hurlements.
Rien d’étonnant par conséquent que je mette toutes mes forces pour que Die sorte de cette situation clivée comme elle n’a jamais existé avant cette mandature.
J’assume.
J’insiste, mais sans grand espoir :
En refusant d’entendre ce que pensent et ressentent de nombreux Diois, en vous dérobant au débat démocratique, en politisant donc en clivant, en m’accusant comme tu le fais avec nos « amis de gauche », vous me reprochez de tenir un double langage : celui du rassemblement et celui de la division. Je ne me laisserai pas entrainer dans cette inversion des responsabilités, dans cette dérobade, puisqu’il suffit de pratiquer ce dialogue authentique que j’appelle de mes vœux mais que vous refusez obstinément. Restez sur cette défensive et je pronostique par conséquent une dégradation dont vous porterez la responsabilité. Sache que j’en suis profondément affecté tant je suis un incorrigible idéaliste qui rêve que la « réconciliation » et la « démocratie locale conviviale » pour tous soit un jour possible.
https://gonzai.com/michel-rocard-interview-la-science-politique/ : si une négociation apparaît comme nécessaire, ou simplement apparaît possible, ceux qui vont créer les conditions commenceront par être des traîtres à leur camp.
Reproduction ci-dessous de la lettre ouverte de Michèle Geoffroy Droit de réponse à la lettre ouverte de Michèle Geoffroy (JDD14/11/25) et (MCD 19/11/25)
Tribune de Michèle Geoffroy… À propos des conférences publiques « Sursaut pour Die » !
19 novembre 2025 À propos des conférences publiques de Jean-Louis Virat, dans le cadre de son initiative « Sursaut pour Die ».
Contribution à la campagne électorale des municipales 2026
À la suite de ses invitations, je suis allée écouter les conférences (23 septembre et 28 octobre derniers) de Jean-Louis Virat.
Comment puis-je traduire le malaise que j’ai ressenti lors de ces présentations ?
L’initiative est courageuse, engagée, réfléchie, travaillée. Et pourtant, j’en suis sortie pantoise, troublée, affligée.
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Pour la forme :
Puisque Jean-Louis Virat parle en son nom propre, et non celui d’un groupe constitué, j’y ai vu l’audace d’un lonesome cowboy, portant son PowerPoint comme un colt dans sa poche revolver.
J’ai aussi imaginé le suricate, dressé, pattes en avant, prêt à siffler le danger pour son groupe.
Me sont venues, pour le style du discours, les impressions d’entendre un patriarche qui sait tout, un imprécateur qui profère des malédictions ou un prêtre qui fait un sermon maussade.
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Pour le fond :
J’ai perçu, à mon grand dam, comme un double-langage : Jean-Louis Virat prétend s’opposer aux rivalités partisanes, aux opinions étriquées, aux « guéguerres » des clans, à l’intolérance. Il
préconise l’harmonie, le dialogue, la nuance, mais aussi le savoir-faire et l’expertise.
Et dans le même temps, il tire à boulets rouges, en particulier, sur la mairesse et son équipe ,actuelle…
J’ai grande crainte que ce discours ne trouble la compréhension des choses et ne souffle sur les braises d’opinions dans la cité pas toujours bien calées selon moi.
Par exemple, j’ai l’impression qu’il oublie qu’une municipalité n’a pas les pleins pouvoirs, qu’il y a de nombreuses contraintes administratives, juridiques, financières…
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Par exemple, il oublie de mentionner que la construction du nouvel hôpital concerne d’autres autorités, dont la direction même de l’hôpital, l’ARS…
Par exemple, sur la base de quelles données peut-il émettre l’assertion catégorique que la moitié de la ville a été maltraitée par l’actuelle équipe municipale ?
Par exemple, pourquoi n’a-t-il pas proposé, en tant qu’expert-comptable et citoyen pro-actif, sa contribution pendant le mandat en cours, plutôt que de déplorer de façon vindicative ?
Pour ma part, et comme Jean-Louis Virat, je ne suis pas candidate pour ces élections municipales 2026, mais je suis de près les événements et les paroles, et je soutiens une liste en constitution en
qui j’ai confiance. Comme lui, je me sens citoyenne impliquée et je souhaite une ville conviviale et apaisée.
J’ose croire aussi que, malgré des imperfections avérées, l’actuelle équipe municipale a fait de son mieux : c’est une sacrée besogne que de se mettre au service (quasi bénévole) de la gestion de la
ville et de ses citoyens. On y consacre engagement, temps, énergie.
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Décidément, et j’ai eu besoin de le dire, je ne comprends pas ce que Jean-Louis Virat veut dire et faire ! En toute sérénité et bienveillance, il va me falloir aller discuter avec lui si je veux comprendre…
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Michèle Geoffroy
26150 Die
Média Citoyen Diois 3/09/2025 et Le Crestois 5/09/2025
Effondrement ou rebond ? La fin d’une logique ?
Bayrou va probablement chuter. Et après ?
Tous incapables. Tous incapables de nous gouverner. Que ce soit feu la NUPES, que ce soit ce centre hétéroclite, que ce soit cette extrême droite d’un autre temps. Aveuglés par leur logique électoraliste, ils, et aussi elles, n’ont pas compris que les temps ont changé. Pour le résumer succinctement, ils, et aussi elles, n’ont toujours pas compris que l’on ne « gouverne » plus contre mais avec les « autres »… contraints à ces surenchères qui nous laissent vivre au-dessus de nos moyens depuis plusieurs décennies. Mais tout à une fin.
Je me demande si nous ne nous en approchons pas dangereusement.
Il me semble intéressant de nous référer à l’ouvrage de l’universitaire Américain Peter Turchin, « Le chaos qui vient-Elites, contre-élites, et la voie de la désintégration politique » (Le cherche midi 2023). En résumé, l’auteur nous dit que les indicateurs d’une « instabilité imminente » (crise très profonde, voire violente) sont les suivants : « stagnation ou baisse des salaires réels, écart croissant entre riches et pauvres, surproduction de jeunes hauts diplômés, baisse de la confiance générale, explosion de la dette publique, ces indicateurs sociaux a priori disparates sont en réalité liés les uns aux autres de manière dynamique ».
Nous y voilà ?
N’est-ce pas la fin de cette logique dogmatique, binaire, clivante, sectaire, ignorante de la complexité du monde en profonde transformation ? Allons nous continuer de croire aux Pères Noël, aux grands soirs, si opposés les uns des autres ?
Au moment où il nous faut traiter en même temps l’urgence écologique, les menaces géopolitiques, l’insécurité intérieure, dont le narco-trafique et autres activités criminelles, l’embuscade transhumaniste dopée à l’IA et aux réseaux sociaux, l’injustice sociale dont les écarts croissants de ressources et de patrimoine… chacun des trois camps semble campé sur ses positions.
Consternant ! Révoltant ! Que faire ? Y aurait-il une piste d’espoir au niveau local ? A notre portée. Celle d’une démocratie locale conviviale empreinte d’un certain humanisme.
En sommes-nous capables ?
Jean-Louis Virat
JDD 29/08/2025
A mes amis de gauche comme moi
Vous me reprochez de parler du déclin de Die. Pourtant voici par exemple pourquoi il faut s’inquiéter : délais médicaux, manque de kinés, et de dentistes en perspective, plus de pédicure, une rue Buffardel qui se vide, commerces disparus (pharmacie, hôtel, vêtements, droguerie, coiffeur…), achats à l’extérieur ou sur internet, environnement dégradé : (tags, camping sauvage en bord de Drôme et au cimetière, dealers, voleurs de vélos…, incivilités, police « cool », places de la comtesse et Jules Plan « inhospitalières », rues défoncées, moins de gendarmes, circulation « acrobatique », accès au centre-ville découragé, salle po hors normes, banque quittant le centre-ville, horaires de la poste réduits, finances municipales sur la mauvaise pente (j’y reviendrai), relations piétons-vélos-voiture tendues, maltraitance SNCF, manque de logements social et de standing, fêtes disparues (clairette, transhumance, est-ouest…) immobilier en décrépitude, relations de plus en plus difficiles et clivantes entre nous, irresponsables tergiversations et menaces sur l’hôpital…
Ambiance, fuite de pouvoir d’achat, envies de quitter Die… est-ce bien sans conséquence ?
Bien entendu tout n’est pas la faute de la mairie, loin de là même.
Si nous nous voulons une ville plus vivante et plus conviviale donnons-nous en les moyens humains et financiers. Ne faisons plus de la politique à l’ancienne. Oui, je sais, ça demande de gros efforts. Pourtant je vous invite à rêver au rebond de cette ville à taille humaine surtout dans ce monde toujours plus inquiétant. Renversons la vapeur pour une convivialité qui profite à toutes et tous… contrepied de ce « tous contre tous » qui fait fuir actuellement.
Identifions les projets structurants et les candidats compétents pour nous relever. Pour donner envie aux uns de rester ici et aux autres de venir et d’apporter leur indispensable pouvoir d’achat et leur richesse humaine. L’hôpital s’il n’est pas trop tard, la construction de logements de qualité pour toutes et tous, une démocratie apaisée et conviviale où les associations auraient un rôle moteur orchestré par la mairie… Pour une économie plus forte et plus écologique. De quoi redonner vie et envie ?
Ce n’est ni de gauche ni de droite, ni du centre… mais « au-dessus » !.
Alors serait-ce bien sérieux de prendre les mêmes ou presque et d’user encore notre énergie les uns contre les autres et ne faire pratiquement rien ?
N’est-il pas temps que les diois raisonnables de toutes sensibilités unissent leurs forces ? Au-delà des grands mots, pour du concret qui rassemble ? Candidates, candidats, si vous êtes d’accord, parlons-nous. Rassemblons-nous.
Révélations le 23/09/25 à 18 heures 30 salle Séverine Beaumier.
Jean-Louis Virat
JDD 27/06/2025
Un sursaut pour Die, pardi !
La démocratie à Die est malade. Malgré les « consultations » de la mairie. Mais elles ne mobilisent pratiquement que des Diois qui la soutiennent. Pour les autres c’est difficile… Je l’ai déjà évoqué ici, trop de nouveaux venus veulent s’imposer. Notre ville à dimension humaine en souffre, chacun des « camps » accuse l’autre et, nous le savons, ce n’est pas la joie !
Questions :
Que construire dans ce climat de méfiance réciproque tel l’hôpital ? Quand la « minorité » pense, à tort ou à raison, subir une « dictature de majorité » (de 28 voix sur 2 138 + 1611 abstentions, soit 0.75 %) ? Quand la « majorité » se sent, à tort ou à raison, victime d’incompréhension et même agressée ? Quand la « minorité » souffre, à tort ou à raison, du déclin de Die dont elle impute « la faute à la majorité » ? …
Comment redresser la barre ?
En faisant encore de la politique à l’ancienne ?
Quelle que soit la prochaine majorité, pour améliorer notre « bien-vivre » ensemble, je fais ici une double suggestion.
- Des conventions citoyennes
Pour les questions importantes et sensibles, je propose que, de façon aléatoire et contradictoire, donc objective, des citoyen(ne)s soient tiré(e)s au sort pour être réuni(e)s en « convention ». Elle serait animée par une personne indépendante, choisie conjointement à 50/50 par la majorité et l’opposition. Elle rendrait publique ses conclusions. Ainsi on ne pourrait pas accuser la majorité de « dictature de majorité » … et la minorité de lui « mettre des bâtons dans les roues ». Démocratique et efficace à la fois !
- Des « experts-facilitateurs »
Futur(e)s tiré(e)s au sort, soyez rassuré(e)s ! Pour vos besoins d’information plutôt « technique il y aurait des « experts », pour vous éclairer objectivement et faciliter votre rôle. Ils seraient choisis là aussi à 50/50.
Ainsi, pour l’hôpital, avancerions-nous enfin !
Stop aux clivages
Si je m’adresse à nouveau aux diois(es) de gauche, de droite, du centre... c’est pour les inviter à s’adresser aux équipes qui vont candidater à la prochaine élection municipale. Pour leur dire que nous en avons assez de ces clivages. Pour faire le tri entre les extrémistes et les gens raisonnables. Pour les encourager à agir ensemble… dans l’intérêt de Die.
Je le répète, entretenir ou rénover bâtis, voiries, réseaux, installations scolaires, piscines, cimetières, … isoler et faire des économies d’énergie, assurer l’ordre républicain, faire respecter la loi… ce n’est ni de droite ni de gauche.
Compte tenu des évolutions inquiétantes du monde et de notre ville, il est temps de ne plus nous laisser manipuler par des considérations politiciennes et de choisir celles et ceux qui sont compétent(e)s pour ce sursaut, celui de renverser la vapeur… de renouer avec la traditionnelle ouverture Dioise… pour un nouveau projet de bien vivre… tous ensemble, pardi.
Jean-Louis Virat
JDD 4/04/2025
Commerce local : observons et interrogeons-nous
Saluons la publication par la Ville de Die du rapport de l’Observatoire du Commerce Local. Comme partout le sujet est difficile et les solutions simples n’existent pas. Ce rapport a le double mérite de donner des chiffres et de faire un inventaire détaillé des actions menées par la municipalité. Certains y verront essentiellement une sorte d’autojustification ou d’autodéfense… ce qui est humainement et économiquement compréhensible au moment où nos « commerces traditionnels » peinent à survivre, voire disparaissent.
Mon propos n’est pas de revenir sur le cas de la pharmacie, ni sur la taxation des locaux vacants, l’un et l’autre suffisamment détaillés pour ne pas en rajouter.
Ma réflexion va au-delà. C’est une interrogation. Que devons-nous faire, qu’aurait-il fallu faire pour ne pas en arriver là puisque Die dispose « d’atouts uniques » ? Car il est difficile de nier que les dégâts sont là malgré le bilan qui nous est présenté.
Je ne dénie pas à la municipalité le droit de se satisfaire que « Die regorge d’acteurs engagés… dans la construction d’alternatives », car il va en falloir. Mais accordons-nous le droit de nous interroger sur ce qui est économiquement et humainement viable. Et si cette orientation qui « nécessite des temps d’adaptation » convient bien à une majorité de Diois.
Car ce n’est pas en forçant cette majorité que l’on peut construire. Ce n’est qu’en recherchant ce qui peut réunir comme je l’ai évoqué il y a près d’un an.
Alors, interrogeons-nous. Interrogeons-nous sur un certain nombre d’éléments clés qui, à mon sens, mériteraient un autre rapport :
- Nécessité que, dans la croissance de la population, il y ait l’indispensable croissance du pouvoir d’achat
- Nécessité d’offrir des perspectives de logement proche du centre-ville aux personnes d’un certain âge souhaitant bénéficier des « atouts » de Die
- Nécessité de prendre en compte les impacts négatifs de l’atmosphère actuelle liée aussi bien à l’hôpital qu’au centre-ville, à la circulation ou au à ce qui dégrade le cadre de vie (tags, goudron…) par exemple. Car, à l’évidence certains quittent Die quand d’autres renoncent à s’y établir
- Nécessité, du moins telle est ma conviction, de partenariats volontaristes avec les associations pour contribuer renforcer la vie au centre-ville et sa convivialité » en leur offrant en contrepartie une « Maison des associations »
- Nécessité, par exemple, de mettre en valeur nos atouts, tels les bords de Drôme, les lieux de convivialité intra-muros, les chemins dans et autour de Die…
- Nécessité de réhabiliter, voire en la déplaçant, la salle polyvalente indispensable à notre convivialité et peut-être menacée…
Regardons les choses en face. Il va falloir renverser la vapeur si nous voulons réintroduire un dialogue authentique entre les Diois et renouer avec l’optimisme. Est-ce possible en opposant droite, gauche, centre… ?
Car embellir une ville, entretenir la voirie, isoler et entretenir les bâtiments, les écoles…, nettoyer les rues, maintenir les réseaux d’eau et d’assainissement, éclairer la ville, assurer la sécurité, réhabiliter des logements sociaux, gérer des musées et autres lieux publics, disposer d’une MSP, construire un hôpital, faciliter les événements et fêtes populaires, penser aux PMR ce n’est ni de gauche ni de droite.
Nous ne sommes pas à l’Assemblée Nationale mais à Die.
En disant cela je m’adresse à toutes ces « listes » qui veulent encore faire de la « politique à l’ancienne », liste contre liste, et donc liste contre Die. Est-ce bien sérieux ?
En disant cela, je m’adresse aux citoyennes et citoyens raisonnables qui veulent vivre bien à Die et avec tous les Diois.
Ce serait bon pour le commerce en centre-ville !
Jean-Louis Virat
JDD 13/12/2024
Pharmacie à l’agonie…
Voilà, c’est fait. Inimaginable ! Une seule pharmacie à Die !
Ce grave événement nous incite à réfléchir et à tirer des leçons. Et tout d’abord le jeu des accusations et des défensives qui permettent à chacun de botter en touche. Trop facile !
Un achat sans doute mal « emmanché » ?
Il ressort de mon enquête que si l’intéressé aurait acheté trop cher selon certains, le fait d’avoir été financé par les banques relativise cette affirmation. De même il faut s’interroger sur la prise en compte des tendances défavorables du commerce du centre-ville et celui de l’activité pharmaceutique en général. Mais le problème est aussi ailleurs.
Sauvetages de « dernière minute »
Ayant eu à réfléchir à un plan de sauvetage in extremis où le soutien de la population aurait pu avoir sa place, je voudrais apporter des précisions.
Car ce qui a probablement fait obstacle en définitive à une relance ou un sauvetage de dernière minute, c’est le manque de pharmacien(ne)s et de préparatrices pour reconstituer l’équipe indispensable et prête à s’investir. Il faut être clair, s’il y a une pénurie de personnel au niveau national, Die est devenue si peu attractive que nous avons buté sur cette difficulté, manifestement insurmontable ici.
Et les restrictions pour accéder au centre-ville n’en ont été probablement le « coup de grâce ».
Du prendre soin au gâchis humain, social et économique…
C’est un coup de plus après les « flottements » au sujet de l’hôpital, les délais pour le moindre rendez-vous avec son médecin traitant… et donc l’attractivité pour ceux qui veulent travailler ou passer une retraite agréable et digne ici.
Car c’est mal parti pour les gardes du samedi midi au lundi midi et pour les nuits, les livraisons à domicile, à l’EHPAD, au Martouret, les files d’attentes à l’unique autre pharmacie, et pire encore l’été durant lequel le soin sera vraiment maltraité.
Bref, pas de quoi attirer le chaland et ça se sait !
Bannir les postures politiques et les affrontements partisans
Il est donc temps de mettre les pouces dans ce Clochemerle Diois. Il est temps que la société civile devienne civique. Il est temps de réunir quelques compétences qui aident les Diois à dire ce qui va et ce qui ne va pas, ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas… pour renverser la vapeur.
Courage Citoyen(ne)s
Le 13 mai 1940, Churchill disait : « Je n'ai à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ». Nous connaissons la suite.
Citoyennes, citoyens, retrousserons-nous les manches ? Le voulons-nous ?
Jean-Louis Virat
Néo-diois depuis plus de trente ans, expert-comptable retraité, bénévole à temps complet
Tribune en réponse à Michèle (JDD 12/07/2024) non publiée en accord avec moi (trop de tribunes publiées à l'époque !)
Obstination déraisonnable ? Laquelle ?
Chère Michèle,
Nous militons ensemble pour une véritable écologie pour toutes et tous et aussi pour la justice sociale. En ce sens nous sommes de gauche toi et moi. Pour autant je suis dérouté par tes tribunes qui me semblent relever d’un aveuglement partisan. Ai-je tort ? Comme si la municipalité de gauche avait forcément raison puisqu’elle est de gauche et que les oppositions ne seraient que de mauvais esprits que certains diabolisent. Comme si cette municipalité en était la victime ? Et en se considérant comme « victime » crois-tu que l’on s’interroge sur soi-même ? Autant le dire, ce simplisme trop répandu mène nulle part sinon pire.
Nous nous réclamons toi et moi d’un certain sens de l’humain. Pour autant, je te le dis franchement, je suis dérouté par le manque d’humain dans tes propos. Car tu sembles considérer comme négligeables les nuisances qui seront infligées aux patients, personnes âgées, habitants, enfants, personnels, fournisseurs, ambulanciers, familles et même à la nature proche. Est-ce bien écolo et humain ? Limiterais-tu ton humanité à ton « entre-soi » à toi ?
Dans ta dernière tribune du 12 juillet tu poses beaucoup de questions. Que je suppose sincères et qui me font réagir. Soyons pratiques :
Si tant d’opposition se manifeste dans les réunions publiques, te demandes-tu pourquoi ? Te souviens-tu de ma tribune du 23 février ? J’imaginais qu’il puisse y avoir de bonnes raisons en faveur de Chanqueyras et qu’un débat public contradictoire et loyal aurait le mérite de les connaitre enfin. La gauche qui nous gouverne se contenterait-elle d’invoquer la démocratie et la concertation sans pour autant la pratiquer vraiment ?
Cette affaire de l’hôpital, pris entre le marteau et l’enclume, est devenue un véritable « guêpier » pour la direction de l’hôpital. Faut-il par conséquent s’étonner qu’elle s’en tienne éloignée tant qu’il ne se passe (pratiquement) rien ?
Comme tu dis, « ça en fait du monde pour travailler sur le projet ». Mais voilà, le « guêpier », c’est pour tout le monde. Que crois-tu qu’il se passerait si, d’un coup de baguette magique, Chanqueyras s’effaçait au profit de Chamarges ? N’y aurait-il pas autant de monde sinon plus pour vanter les vertus de cette solution ?
Oui, tu as raison, un projet d’hôpital ça « prend du temps ». Mais ne crois-tu pas que l’absence de débat public apaisé, un diktat public imposé pour certains, n’est pas déjà à lui seul un important facteur de retard… au risque de mettre en péril tout projet de nouvel hôpital ?... et contribuer au déclin de Die.
N’en doutons pas, la municipalité actuelle est certainement « consciente de la nécessité de conjuguer de façon réaliste et l’édification de l’hôpital et l’aménagement urbain ». Qui douterait d’une telle évidence ? Car a contrario ce serait un constat d’incompétence éhontée ! Alors, concrètement, as-tu une idée de ce que pensent de nombreux diois de la situation ici ?
Tu invoques une soixantaine de rotations d’hélicoptère par an. Loin de moi de désapprouver ce que j’appelle un raisonnement de comptable ! Ça sert ! Mais qu’est-ce qui te permet de dire que le nombre des rotations ne va pas augmenter ? A fortiori avec un hôpital plus éloigné qui découragera les vocations du corps médical et les ambulanciers ce qui nécessitera plus de rotations. Et ne crois-tu pas qu’il y a mieux que les comptables pour voir loin et prendre soin de la vie, des êtres humains et des autres êtres vivants ? Trouves-tu tes calculs vraiment humains ?
Arrivé à ta question « dans un sens comme dans l’autre, la traversée pour les urgences ne sera-t-elle pas la même ? », je dois dire que je m’interroge sur cette façon restrictive de raisonner. Pourquoi que les urgences et pas le reste ? Pourquoi omettre le positionnement par rapport à Valence ? Pourquoi ne pas t’interroger sur les nuisances induites tout le long du parcours en ville pour les habitants et les personnes utilisant la voie publique ? Pourquoi passes-tu sous silence le passage devant l’école de Chabestan, la sortie des pompiers, le débouché du centre-ville, le stationnement les jours de marché, le surcroît de circulation lié à la fermeture du centre-ville, les feux tricolores… ? As-tu conscience que, le tout additionné ou combiné, et encore plus l’été ( !), le moindre grain de sable provoquera encore plus de bouchons ?... Que veux-tu ou qui veux-tu défendre en niant ces évidences ?
Tu parles d’une opposition « partisane et belliqueuse » et plus largement tu me sembles te lancer dans une sorte de procès d’intention avec les « bons » que tu soutiens et les « méchants » qui eux, jouent sur « les peurs, les hargnes interpersonnelles »…et, c’est le clou ( !), sur « l’envie d’avoir raison, coute que coute ». Les diois apprécieront ! Alors là, Michèle, moi qui côtoie de nombreux opposants raisonnables (qui ne sont pas d’affreux fachos, n’en déplaise à certains), je te le dis, tu as tout faux, et j’en arrive à me dire que si nous sommes toi et moi de gauche, nous ne sommes pas de la même gauche. Pas besoin d’en dire plus.
Si, tout de même. Car tu en rajoutes une couche en disant « ne pourrions-nous pas trouver préférable d’opter dans pour une citoyenneté calme et conciliante, l’ouverture, l’entraide, le souci conjugué… ». Tu as raison. Sauf que je te demande si tu ne serais pas devenue complice des pompiers pyromanes ? J’en appelle à ta conscience vis-à-vis de toi-même.
Je vois que tu as choisi de t’informer. Très bien. Mais veux-tu alors partager ton information ? Est-elle de qualité, loyale, contradictoire ? Si c’est le cas fais-m’en profiter s’il te plait. Car pour ma part, tous éléments confondus, je regrette de toujours attendre les bonnes raisons que je réclamais dans ma tribune du 23 février (« Les Diois veulent savoir »), prêt à changer mon point de vue si les raisons sont effectivement bonnes. Toi qui sembles bien informée, me dirais-tu pourquoi la mairie n’a pas réagi constructivement à cette tribune ? C’eut été enfin l’occasion d’un débat au-dessus de tout soupçon.
Ah, j’allais oublier. Que penses-tu d’un surcout de l’ordre de 5 millions d’Euros pour un hôpital à Chanqueyras ?
Une fois encore, tu as raison, il faut avancer, et « tenir plutôt que courir ». Tout le monde le souhaite. Alors, pourquoi crois-tu que nous courons encore, telle la souris dans sa roue depuis quatre ans ? Et avec quelle obstination !
Jean-Louis Virat
JDD 31/05/2024
Mettre les pouces pas les poings
Cette piétonisation à marche forcée vaut-elle vraiment le coup ? Ou plutôt le coût ?
Supposons que ce soit le meilleur des projets mais constatons qu’un certain nombre de diois se sentent, à tort ou à raison, agressés. Au point que l’action municipale en soit par ricochet en partie entravée et la réputation de l’équipe municipale durablement mise à mal. Que diriez-vous d’un tel coût ?
Remettre les choses à plat ?
Je crains que cette ambiance malsaine continue de s’amplifier comme je m’en suis inquiété dans le JDD du 23/2/2024. Malsaine, il faut le dire, tant je vois deux « entre-soi » opposés, de plus en plus « remontés ». Il faut donc remettre les choses à plat. Difficile, mais pas impossible. Pour le vivre et le faire ensemble. Avec celles et ceux qui font la vie ici plutôt qu’avec calculettes, technocratie et dogmatisme.
Dure dure caricature
Plutôt grosso que modo, avec l’utilité de la caricature, certes excessive et discutable mais qui aide à se représenter la réalité, il s’agit me semble-t-il du rapport entre « militants » et « limitants », entre « néos » et « tradis », entre « colons » et « autochtones », entre « missionnaires » et « indigènes », entre « agissants » et « renonçants », entre « activistes » et « passivistes » … antichambre d’une détestation, d’une « palestinisation » émergente.
Pour un nomad’s land apaisant ?
Face aux risques d’accroissement des frictions épidermiques de l’emprise émotionnelle entre les différents camps qui pourraient avoir de beaux jours devant elles, j’en appelle aux « nomades », aux « marginaux intégrés », aux « trans classe », à celles et ceux capables d’aller vers les unes, les uns (et même les « huns » ? Puisqu’on est tous ou presque le « hun » de quelqu’un, le con de quelqu’un !) et les autres. A méditer ?
Le « parcours » sans « t » : du médire à la méditation puis à la médiation
Nous médisions ? Eh bien méditons maintenant ? J’en serai fort aise ! Car il va nous falloir restaurer le dialogue, trouver une langue commune. Nous allons avoir besoin des compétences et de l’indépendance d’une médiatrice ou d’un médiateur. Comme dans les couples ou les familles en crise. Mettons les pouces pour une possible « année sabbatique », et non cette année satanique qui s’abat en ce moment. Alors, fini ce CONTRE les « autres » ? Contre qui, contre quoi ? A chacune et chacun son avis !
Passons au POUR les diois qui veulent vivre en paix !
Expérimenter par petites touches ?
Ainsi, pour ma part, il me semble que de trop tomber sous les coups et les coûts d’études extérieures faites par des experts qui ne connaissent pas le diois ne fait que nous technocratiser et pénaliser. Mieux vaudrait des expérimentations par petites touches qui ne coutent pas cher et faciliteraient la réflexion collective « grandeur nature » pour nous mettre progressivement d’accord à tâtons sur ce que nous voulons ou ne voulons pas[i].
Ce que nous ne voulons pas ?
Je fais le pari que nous savons ce que nous ne voulons pas. Nous avons au moins ça en commun. En plus d’un humour restaurable ? Je cite au hasard ce qui n’a pas sa place ici : Mac Do avec ses Mac €, ses steaks à chier et ses steaks barbares, rôti de beauf, confit de connard, Coco chamelle, gros pleins de sous prospères périmés, barrières de racaille, fièvre acheteuse, Youtube digestif… et j’en passe quoi qu’il en croute !
Trêve de plaisanterie, mais autant rigoler, ne serait-ce pas un premier « dénominateur commun » pour retrouver la bonne humeur indispensable et être sérieux ?
Car Il y a tant à faire, par exemple :
Puisque le plan de circulation occupe le devant de la scène, je dirais simplement que je suis partisan de ne pénaliser personne, sauf … sauf les voitures qui traversent la ville pour rien ou pour « voir », sauf celles qui stationnent gratuitement et abusivement sur de longues périodes. Tout ça pour dire qu’instaurer des « freins » à l’entrée qui découragent, tout en laissant la voie libre à celles et ceux qui en ont besoin, et mettre en place un stationnement payant avec 30 à 60 minutes gratuites et sans possibilité de renouveler… ça devrait avoir de l’effet. Après « on verrait ! ».
Concernant les fêtes, c’est vrai, la mairie n’a pas la main. Pour autant, un volontarisme municipal fort sur le mode budgets participatifs pourrait aider, faciliter et soutenir les associations qui prendraient des initiatives. Forte de cette « orchestration » municipale, l’année pourrait être jalonnée d’événements conviviaux, qui plaisent à des sensibilités différentes, ce qui serait également bon pour le commerce local. Je tiens à le dire de façon insistante : les associations ont vocation à être les locomotives d’une façon « douce et sobre » de vivre, conviviale, qui contribue à l’économie du centre-ville. Bref, un Projet Structurant !
La question immobilière est vraiment problématique à Die. Toutefois, j’imagine deux/trois axes, certes difficiles, mais a priori à potentiel.
La rénovation de l’immobilier ancien pour loger dignement des personnes seules ou en couple (étudiants, stagiaires, personnes âgées, travailleurs…) qui ont vocation à consommer sur place. Bien entendu cela nécessite imagination, persuasion, recherche de financement, de subventions et de partenariat public privé.
Ne serait-ce d’ailleurs pas l’occasion de réfléchir à revivifier le centre-ville et mettant du foncier rénové à disposition des associations ? Tout un programme pour une nouvelle convivialité quotidienne !
La construction d’immeubles de qualité à proximité du centre est sans doute plus envisageable que ne le pensent certains. Si l’on place ce sujet dans la perspective d’une certaine reconfiguration. A moyen terme (à comparer aux bientôt cinq ans de tergiversations sans conversations sur l’hôpital), l’ancien hôpital pourrait offrir de belles possibilités d’immeuble de qualité en centre-ville par exemple.
Bref, de la cohérence et de l’ambition qui rassemblent !
Fastoche ? Non !
Faisable ? Oui !
Mais juste un peu concon
Ni grand méchant loup, ni grand léchant mou, juste un peu concon, j’ai la conviction que personne ne doit rester au bord du chemin… hormis forcément quelques cas désespérés et désespérants… encore aveuglés par la couleur politique au niveau local. Aux nomades, probablement, de réunir les concurrents néanmoins complémentaires d’une « Die-vision » et non de la division.
Die à une croisée des chemins emblématique
Faut-il le souligner, nous sommes à une intéressante croisée des chemins : l’opposition-confrontation peut l’emporter malheureusement. Mais à l’inverse une « sortie par le haut », cette synergie entre innovation et tradition, pourrait avoir valeur d’exemple remarquable dans une société de plus en plus clivée.
Alors soyons concons
… A l’issue de ces propos sans langue de bois, sans concession, mais à la recherche d’un consensus sur le renouveau de la ville et du pays que nous aimons.
Donc, soyons concon, soyons contestataires et constructifs… en agissant non pas « CONTRE » mais « POUR ».
Jean-Louis Virat
[i] Voir en ce sens « Pour un Etat partenaire, l’innovation citoyenne au cœur de la transformation sociale et écologique », éditions Altura, janvier 2024 de Tom Dedeurwaedere, et Olivier De Schutter qui intervient régulièrement aux « Rencontres de Die et de la Biovallée : le citoyen « acteur », « inventeur » de l’innovation sociale.
JDD 10/05/2024
Cœur de Die, cœur de vie
Comme annoncé dans mon article précédent, je veux m’exprimer ici avec cœur et avec franchise sur cette mauvaise humeur locale malheureusement bien dans l’air du temps. Car c’est un sujet, la piétonnisation, qui fait division mais pas vraiment « Die-vision » …surtout partagée.
Un projet d’usine à gaz pour les PMR (personnes maxi-relax) ?
Pour les autres PMR, mais aussi pour les citoyens « ordinaires », les travailleurs du quotidien, les personnes âgées… on peut comprendre leurs craintes d’être étouffés par ce qui ressemble à une usine à gaz contraignante, paperassière et injuste, a priori éloignée de l’aspiration de beaucoup de diois.
Pour un centre-ville paisible mais vivant et qui fasse consensus ?
Pour la plupart, nous sommes tour à tour piétons, cyclistes, automobilistes, et nous aspirons à un centre-ville apaisé. A la condition qu’il soit vivant. Il faut donc prendre en compte tous les nombreux paramètres, d’autant plus contradictoires dans une petite ville à l’étroit, entre rivière et montagne, avec un centre resserré et, disons-le, en mauvais état y compris commercial.
Les chiffres trompeurs de la réalité « commerciale » ?
Concrètement, si la rue Camille Buffardel compte 80 magasins, 12 sont fermés, une dizaine proposent ce qu’on peut qualifier de superflu. Il en reste donc une petite soixantaine. Il n’y a donc pas « tant de commerces ». De quoi douter d’ailleurs que le « nombre de commerces augmente » ! N’en déplaise à mes amis néos trop fraichement arrivés pour avoir le recul nécessaire sur le quotidien des diois.
Diois, vous souvenez-vous du commerce d’autrefois ?
Quand l’équipe d’Isabelle Bizouard accède à la mairie de Die en 1995, il y avait des commerces vivants : pâtisseries, droguerie et quincailleries, bricolage, électro-ménager, radio et TV, chaussures, vêtements pour hommes, boucheries, laine et mercerie, coiffeurs, arts de la table et décoration, informatique, épiceries, fleuristes, photographes, motocycles, antiquaires, cordonnier, pharmacies, pressing, mais aussi office de tourisme, médecins, kinés, dentistes, prothésistes, pédicures, comptables, syndic, assurances… Souvenons-nous des Galeries Dioises, de la droguerie Berthau, de la quincaillerie Alix, de l’épicerie de Gilbert Gilles, du bricolage Aubert, des vêtements Escolan… autant de lieux vivants, de rencontre et d’emplois… Depuis, même les waters c’est un peu Waterloo ! L’anémie est réelle.
Anémie : à qui la « faute » ?
Aux commerçants eux-mêmes, à ceux qui sont partis en zone ? A nous clients qui n’ont pas toujours été fidèles au commerce du centre-ville ? A Internet ? A la grande distribution ?
Aux déplacements de plus en plus difficiles, sujet essentiel qui interroge sur la circulation automobile parasite bien réelle, sur les difficultés de stationnement, sur la cohabitation entre piétons et cyclistes (a fortiori téléphone à la main, ou encombrés de leur remorque ?), sur la dégradation du paysage (dépotoirs, rues en mauvais état, graphitis, motos et mobylettes empestant et pétaradant impunément…), bref, à une addition de facteurs ?
A la présence de quelques individus peu recommandables ? A quelques mauvaises green et quelques verts de gris ? A la difficulté de trouver un logement plaisant pour celles et ceux, (néo-)diois, télétravailleurs qui succombent aux charmes de Die qui pourtant se néglige ? A la disparition des fêtes et manifestations (Clairette, festival Est-Ouest, transhumance…) ? A l‘exode des services publics ? Aux sévices publics ? A la ponction publique ? Au retour en force de l’agressivité à tous les étages ? A la mairie qui aurait laissé filer ?... Sans doute un peu de tout ça.
Et la bienveillance ?
Face à cette réalité, ayons une attention particulière pour les commerces fragilisés et dont nous avons tous besoin. Certains commentaires récents manquaient vraiment d’empathie, d’humanité ou de bienveillance. Pourtant il est facile de comprendre que, sur le fil du rasoir, beaucoup vivent l’évolution du centre-ville avec angoisse. D’où ces cris du cœur, certes maladroits, qu’il est malvenu de diaboliser. Mauvais pour eux, mais aussi pour l’offre ainsi fragilisée au détriment de la plupart des diois. Aggraver les choses est donc à l’évidence malvenu.
Du cercle vicieux à la masse critique en péril ?
La mairie est aux commandes. Elle doit être consciente du cercle vicieux qui risque de s’amplifier. Il s’agit de cette « masse critique » pour une offre qui fasse envie en dessous de laquelle c’est cette lente descente qui se poursuivra. Or cette « masse critique » est fragilisée par tous ces facteurs qui se cumulent et s’articulent, tenant en particulier à la circulation et au stationnement, surtout pour les PMR et les personne âgées ou malades, à l’agrément (état des rues, graphitis, dépôts, affichages, magasins fermés…), à la qualité de l’offre et à l’attractivité des vitrines , aux activités et événements qui mettent de la vie, à l’habitabilité du centre ancien, aux manque d’immeubles pour les séniors et retraités qui souhaitent consommer au pas de leur porte…Ça fait déjà beaucoup.
Mais le coup de grâce pourrait bien venir de l’hôpital
Si, comme on peut raisonnablement le craindre, le nouvel hôpital ne voyait pas le jour, alors ce serait la fin de haricots et peut-être même pas le début de pommes de terre. Or dans cette ambiance et avec cette incertitude, des diois s’en vont déjà et d’autres envisagent de s’en aller aussi. Alerte !
Alors ?
Alors que « la volonté d’écouter, de tenir compte de ce qui se passe vraiment chez l’autre, s’est largement étiolée » nous dit le grand sociologue Hartmut Rosa, j’en appelle à la tradition d’ouverture des diois si souvent invoquée. Ce n’est pas gagné !
Car avec la victimisation et les procès d’intention, ce syndrome, antichambre d’un fascisme rampant, est un obstacle assez redoutable. Il rend difficile, voire impossible, cette approche complète et humaine pour retrouver un consensus sinon un compromis raisonnable pour toutes et tous.
Bref, d’accord pas d’accord, sans accord nous serons tous perdants
Alors, retroussons nos manches avec le courage du renoncement. Mettons les pouces et plus les poings. Repartons d’une copie blanche pour un projet plus simple et plus juste. Pour Die et avec cœur.
A suivre.
Jean-Louis Virat
JDD 19/04/2024
Mise au point ou mise au poing ?
En ce début de printemps je n’avais pas prévu de ramener ma fraise. Mais avec la fête des nerfs qui approche, avec son cortège d’articles, dont celui signé « Des commerçant.e.s du centre-ville », écolos anonymes ( ?), avec les « zentitou » de tous bords, avec cette impression de vouloir tout peindre en vert et contre tous, ou presque, et aussi parce qu’il me semble que la question du centre-ville suscite des réactions qui risquent de passer du fâcheux au fascho et peut-être au fiasco, je me dis qu’il est temps de nous détrumper dans la bonne humeur afin de prendre un peu de hauteur et ne pas transformer nos points rencontre en poings rencontre.
C’est donc en citoyen responsable, en vieux néo, que je m’exprimerai en trois articles.
Citoyen ordinaire mais pas que
Bien que citoyen ordinaire, mon indépendance, mon profil personnel et professionnel me prédisposent à une certaine objectivité et une certaine compétence que je souhaite mettre au service d’une sagesse collective malmenée.
Néo-Diois depuis quarante ans, professionnel ayant fait ses preuves, imparfaitement certes, engagé dans l’humanitaire, l’écologie et l’économie sociale et m’étant forgé des convictions politiques parfois dérangeantes je mets mon regard particulier au service de l’intérêt général.
Je m’explique.
Expert-comptable et chef d’entreprise
Pour celles et ceux qui l’ignorent, j’ai d’abord adopté le Dois dans les années 1980 puis j’ai créé ma société de comptabilité en 1994. Elle a prospéré dans toute la vallée et poursuit aujourd’hui une trajectoire que salariés et clients apprécient pour son prendre soin. Peut-être parce que je ne suis pas vraiment le roi des comptes, cette expérience ma doté d’une riche et indispensable connaissance humaine, du terrain et de ses difficultés. En ce sens je suis perturbé par l’inhumanité de certaines paroles, de ceux qui ne se rendent pas compte de la tragédie de nombreux commerçants sur le fil du rasoir, dans l’impasse du « trajet Die », telles des bêtes traquées et d’autres braquées.
Militant engagé mais pas enragé
Celles et ceux qui me connaissent le savent. Je suis bénévole à temps plein. Aussi bien dans l’humanitaire avec l’accueil de familles réfugiées venues du Moyen-Orient qu’au service de l’écologie, prioritairement auprès des adolescents, et d’une transition nécessairement juste, une écologie « intelligente » qui se distingue de ce que certains appellent abusivement un éco-terrorisme de khmers verts… même si je suis convaincu que, face au réchauffement climatique, il faut faire feu de tout bois.
De gauche ? Oui, mais pas n’importe laquelle
Je consacre beaucoup de mon énergie à me documenter, à échanger et à réfléchir à l’avenir. A l’avenir de Die comme à celui de notre beau pays et de notre fragile planète. Quand j’observe l’insouciance triste de la plupart des adultes si prompts à se chamailler, égoïstement plus qu’écoïstement, dans la cour de l’école et à poursuivre les guerres de religions de leurs ancêtres, je suis inquiet. Et par-dessus le marché, je suis réfractaire à ce « pour ou contre » un peu bébête qui monte.
Face à ça, eh bien oui, le nanti qui s’est employé avec ardeur à ce que la vie lui sourie est prêt à scier la branche confortable sur laquelle il est assis. Mais pas n’importe comment.
Que ce soit clair, je ne me reconnais pas dans le modernisme de l’épuisante, injuste et vaine fuite en avant macroniste. Et encore moins dans cet extrémisme de droite encore plus illusoire qui rappelle en plus les morbides années 1930… qui nous ont conduits on sait où. C’est tout ? Non, ce n’est pas tout, face à la plupart de ces gauches si consternantes.
Plus je réfléchis à l’avenir, plus j’ai la conviction que nous avons besoin d’une nouvelle gauche, une gauche forte, aux antipodes des petits profits, du régime des copains et des faux amis qui se savonnent la planche électorale, des provocations puériles et des chahuts infantiles… une gauche exigeante au service de la transition juste, qui aide chacune et chacun à être aussi responsable que possible, à être debout, avec dignité… A savoir, chacune et chacun, donner, recevoir et rendre !
Oui, vraiment c’est bien de cette gauche ambitieuse, noble et exigeante dont je rêve, moi l’indépendant !
Sagesse de l’âge ou faiblesse de lâche ?
A cause de mes 77 ans certains me taxeront de naïveté sénile, celle du chauve qui peut dans ce sauve qui peut… ce dont, pour eux, je serais naturellement inconscient ! Soit. Mais en même temps ce peut n’être pour eux qu’un paravent. Par faiblesse et lâcheté faute d’aller sur le fond ? A fond la fuite ?
A l’inverse, si sagesse il y a, plus que des certitudes et des idées toutes faites, alors je me dis, moi l’écolo engagé, que c’est vraiment mieux si c’est ouvert plutôt que si c’est tout vert. Je m’en expliquerai. A cœur ouvert et avec cœur.
A suivre.
Jean-Louis Virat
JDD 23/02/2024
Les Diois veulent savoir
Ne tournons pas autour du pot. Les clivages et oppositions entre diois sont en train de s’aggraver et je crains que cette ambiance malsaine s’amplifie encore. Sans en être la cause unique, l’hôpital tient cependant une place centrale particulièrement sensible.
Comment, alors, ne pas être d’accord avec la mairie de Die qui nous invite ces jours-ci à la concertation ? Mais pour qu’il y ait concertation il faut une information digne de confiance.
Il est encore temps
Pour ma part j’aurais préféré que le projet hospitalier initié en 2019 fut maintenu sur Chamarges et je reste réceptif aux arguments de l’association Diois Santé Citoyenneté. Mais je me dis que si la mairie de Die a choisi Chanqueyras c’est qu’il y a de bonnes raisons. Reste à les connaitre et à les apprécier.
Concertation difficile ?
Il est vrai que la concertation, l’écoute et le respect, c’est difficile. Trop souvent c’est soit la chaise vide soit l’invective. Nos élus ne manquent pas de le déplorer.
Concertation pour comprendre
Car dans ce climat qui se tend, il faut pourtant comprendre et nous comprendre. Dans mon « rêve d’unité retrouvée », il y a celui de l’information sincère et complète. Toujours dans mon « rêve » j’imagine que les dioises et les diois sont informés correctement. Ce qui nécessite de comparer les trois schémas évoqués depuis plus de trois ans : Chanqueyras, Chamarges, réhabilitation de l’hôpital actuel.
Et concertation pour le cas où
La décision pour Chanqueyras est prise. C’est un fait. Mais rien ne prouve que ce projet ne se heurtera pas à des obstacles insurmontables dans les deux ou trois années qui viennent. Il est donc de la responsabilité de toutes et de tous de ne plus rallonger encore la durée pour passer au plus vite à la construction.
Donc et surtout concertation loyale
En d’autres termes, pour que cette comparaison soit digne de la confiance indispensable, il faut une animation vraiment dépolitisée, indépendante, objective et neutre reconnue comme telle par toutes et tous.
Ne tournons plus autour du pot
Suis-je naïf, idéaliste, de rêver à la concorde retrouvée entre diois ? Suis-je naïf de rêver que nous pouvons renverser la vapeur et faire retomber cette pression malsaine ?
Suis-je réaliste de penser que s’il y a censure, manque d’information, ou suspicion, légitime ou pas, le dialogue confiant est impossible ? Et que nous en pâtissons tous ?
Voilà pourquoi, une nouvelle fois, je compte sur la mairie pour sortir de cette spirale infernale qui est en train d’accroitre la tension entre les diois.
Jean-Louis Virat
JDD 16/07/2021
Passeport pour la discorde ou visa pour la concorde ?
Les habitants du Diois seront-ils victimes de la discorde qui enfle au sujet de l’hôpital ? Comment renverser la vapeur pour le bien du plus grand nombre ?
La réponse vient juste de tomber ! C’est celle de Lucile Schmid, vice-Présidente du réputé laboratoire de réflexion « La Fabrique Ecologique ». Dans le journal La Croix du 9 juillet, en réponse à la question « que reste-t-il de la Convention citoyenne sur le climat ? » elle dit que c’est « une expérience forte à décliner dans les territoires » ! Et elle poursuit : « des élus volontaristes, des maires, des présidents…, pourraient mettre sur pied de telles assemblées, en leur soumettant des sujet clés. Exemple comment limiter l’artificialisation des sols. C’est typiquement un sujet à traiter au niveau du territoire qui permettrait d’associer les habitants à son aménagement. Quelles zones faut-il protéger ? Comment construire la ville ? Quelle gestion des terres agricoles ? ».
Il n’y a rien à rajouter.
Ou plutôt si. Car nous devons retrouver la sérénité indispensable.
Or :
- Les deux groupes d’élus de la seule ville de Die (deux groupes qui représentent chacun une moitié des habitants de Die) s’affrontent sur la question de l’hôpital ;
- Les professionnels de santé et des habitants expriment leur fort mécontentement ;
- Des manifestants des deux bords cherchent à faire entendre leur voix au risque d’accroître la discorde ;
- Le sujet concerne tout le Diois et ses élus et non les seuls Diois.
Sera-t-il possible de sortir de la confrontation en cours par l’implication démocratique des habitants et de leurs représentants ? Nous le suggérons.
Faudra-t-il avoir recours à une sorte d’autorité indépendante et compétente, et reconnue comme telle, pour animer, le cas échéant ( ?), cette assemblée démocratique qui semble devenue indispensable ? Nous le suggérons.
Faudra-t-il commencer par un tableau comparatif et contradictoire pour une information loyale des habitants et des élus ? Nous le suggérons également.
Les habitants du Diois et leurs élus auraient alors une occasion « rêvée » de décliner dans leur territoire cette expérience pionnière suggérée par Lucile Schmid au service de l’intérêt général.
Pour Laboratoire de la Transition
Jean-Louis Virat
